
Relevé avant dessin
Les mesures sont prises chez vous, à la cage réelle. Le tracé possible en découle, jamais l’inverse.
L'escalier hélicoïdal, ou escalier en colimaçon, s'enroule autour d'un axe central et occupe très peu d'espace au sol : c'est le choix du gain de place maximal.
Mesure, fabrication, installation, finition — tout est inclus
« L'équipe est venue prendre les mesures elle-même, a livré exactement dans les délais et l'installation était impeccable. Aucune surprise. »

Un escalier hélicoïdal monte en tournant continûment autour d’un même axe. Ses marches rayonnent depuis un noyau central, ou depuis le vide lorsqu’il n’y a pas de noyau. C’est ce qui le sépare de l’escalier tournant, qui alterne des volées droites et des virages : ici, aucune partie de la montée n’est droite.
Son intérêt tient en une seule mesure : c’est le tracé qui occupe le moins de surface au sol pour une hauteur donnée. La contrepartie est le confort. Le giron varie sur toute la largeur de chaque marche, très étroit près du noyau et large à la périphérie, et c’est la ligne de foulée qui doit rester conforme. C’est aussi le seul tracé où deux personnes ne se croisent pas.

Le diamètre commande tout. Plus il est réduit, plus le giron se resserre près du noyau et plus la montée devient raide. Le Code du bâtiment du Québec encadre le giron mesuré sur la ligne de foulée, à distance du centre, et c’est cette valeur qui fixe le diamètre réellement utilisable, pas la place qu’on aimerait lui accorder.
La fabrication ne ressemble à aucune autre. Chaque marche a son propre angle et son propre débit, la main courante est cintrée en continu, et l’assemblage se règle à la verticale plutôt qu’à la longueur. C’est un escalier qu’on monte autant que possible d’un bloc à l’atelier, parce que les reprises sur place y sont difficiles et coûteuses.
Dans un logement, il sert le plus souvent d’accès secondaire — mezzanine, sous-sol aménagé, bureau en surplomb — plutôt que d’escalier principal du rez-de-chaussée.

La hauteur à franchir, l’ouverture de la trémie et le dégagement au sol imposent le tracé bien plus que le goût. Ces trois mesures sont relevées avant qu’on propose quoi que ce soit.

Les mesures sont prises chez vous, à la cage réelle. Le tracé possible en découle, jamais l’inverse.

Hauteur de marche et giron sont encadrés par le Code du bâtiment du Québec. Le nombre de marches n’est pas négociable.

Marches et limons sont scellés avant la pose, faces cachées comprises. Un chantier n’est pas un atelier de finition.

Celle qui relève la cage est celle qui usine et qui pose. Aucun sous-traitant n’intervient entre le dessin et la dernière vis.
Chaque tracé impose ses contraintes de dégagement : voir tous nos types d’escaliers, ou nos réalisations pour comparer sur des cages réelles.
Cela dépend presque entièrement du diamètre. Sur un diamètre généreux, la ligne de foulée offre un giron comparable à celui d’une volée droite. Sur un diamètre serré, la montée devient raide et la descente demande de l’attention. C’est pourquoi il est plus souvent retenu comme accès secondaire. Voir nos escaliers tournants.
Il n’y a pas une valeur unique à retenir : le diamètre découle du giron admis sur la ligne de foulée et de la largeur de passage souhaitée. Nous partons donc de la hauteur à franchir et de l’usage prévu, puis nous remontons vers le diamètre, jamais l’inverse. Un hélicoïdal trop serré finit par n’être emprunté qu’à contrecœur, ce qui en fait le plus mauvais des compromis.
Rarement, et c’est le premier argument contre son emploi comme escalier principal. La rotation continue interdit les longues pièces rigides, et le noyau réduit la largeur utile au passage. Quand le déménagement compte, un tracé droit ou tournant reste plus sûr. Voir nos escaliers droits.
Le plus souvent les deux : un noyau ou un limon cintré en acier assure la portée, et les marches sont en bois franc. Le métal encaisse la torsion que le bois seul supporterait mal sur une rotation complète. Voir nos escaliers en bois franc.
Les barreaux verticaux suivent naturellement le rayon et restent les plus simples à réaliser. Le verre cintré est possible mais chaque panneau doit être fabriqué à son rayon propre, ce qui pèse lourd dans le coût. Les câbles tendus, eux, se prêtent mal à une rotation continue. Voir nos garde-corps d’escalier.
Découvrez aussi tous nos types d’escaliers, nos garde-corps et mains courantes et nos réalisations, ou demandez une soumission.